J'ai de sérieux doutes quand à la gestion du dioxyde de carbone. Non, je ne parlerai pas de la possible imposture sur le réchauffement, ni de l'inaction des gouvernements du Nord face à la crise climatique dont souffrent principalement les pays du Sud.

Je veux parler des alternatives énergétiques qu'on déploie aujourd'hui à grande échelle pour contrer ce foutu CO2, et qui risquent de détruire la biosphère et l'humanité (bon débarras!) plus vite que ne l'aurait fait les Gaz à Effet de Serre.

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Au nom de la réduction des GES, on prône des solutions qui nous empêchent de remettre en question nos habitudes, et qui ont des impacts, souvent délocalisés, bien plus graves sur l'environnement.
J'appellerais ça le syndrome Coca-Cola Zéro : On sait que c'est mauvais d'abuser du Coca-Cola, alors on fabrique le Coca-Cola Zero qui remplace un seul des problèmes du précédent, le sucre, par des édulcorants. Les buveurs croient qu'ils peuvent continuer à en abuser mais subissent les conséquences désastreuses (diabète, cancer, hypoglycémie, ...) de ces faux sucres.

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Les biocarburants

Ça c'est le plus flagrant. Un peu comme ceux qui croient que les OGM vont éradiquer la faim dans le monde. On utilise les terres arables pour faire rouler des voitures. On épuise les sols avec de la monoculture. On ruine les nappes avec des produits pétrochimiques. On coupe la forêt en Amazonie, en Indonésie pour planter de la canne à sucre ou des palmiers à huile. Près de 2 milliards de CO2 est rejetté tous les ans à cause de la transformation des tourbières en champs.

Les barrages hydro-électriques

Quand on construit un barrage, on utilise des tonnes de béton et d'acier. Lorsque l'eau monte, la végétation pourrit et dégage de grandes quantités de GES. Il coupe la migration des espèces de poisson, affecte les nappes phréatiques, modifie la constitution biologique de l'eau (invasion, acidité, sédiments...). Et inutile de dire qu'on ne sait pas les démonter.

La voiture nucléaire... euh électrique

Si on ne regarde que le CO2, c'est rentable. Quand on voit ce que donne le nucléaire, ça me met le doute. Concernant les batteries, elles ont une durée de vie de 5 ans en moyenne. Et les métaux lourds et les produits chimiques qu'elles contiennent polluent et ne sont pas recyclés. Sans parler de l'impact écologique et social des mines de Nickel, de Lithium et de Plomb...

Les panneaux photovoltaïques

D'après certains experts, il faut 2 à 4 ans pour que le panneau reproduise l'énergie qui a été nécessaire à sa production. Les polymères et les produits chimiques nécessaires polluent l'eau (en Chine, pas ici) et sont très mal recyclés. Aujourd'hui, on nous parle de recouvrir les déserts avec des panneaux, transformer le courant en hydrogène et transporter ce gaz dans des oléoducs. Moyen quand-même.

Par contre, les panneaux solaires thermiques sont très prometteurs. Aujourd'hui ils permettent au moins de chauffer de l'eau :)

L'éolienne

On pourrait calculer le CO2 nécessaire à la fabrication des tonnes d'acier et de béton et voir c'est peut-être compensé rapidement. Mais que fait-on de l'eau contaminé par les quantités de souffre utilisés pour le béton, de la pollution liée aux polymères, aux fibres de carbone ? Est-ce une pollution délocalisée comme les panneaux ? Qui nous renseigne ?

Politique

Comment les politiques ont-ils réussi à faire une bourse internationale du carbone sans même introduire la notion d'impact écologique dans le système des douanes ? La taxe carbone, c'est pas pour les artisans qui prennent leur camionnette qu'il la faut, c'est pour éviter que les fruits qui viennent de l'autre bout de la planète soient moins chers que ceux qui poussent aussi chez nous ! Il faudrait aussi régler le problème des enfantillages politiques, comme à Toulouse, où la guerre des communes a empêché le métro d'atteindre les deux pôles d'activités, Labège et Blagnac, générant quantité astronomique de trafic automobile.

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Conclusion ?

Il nous reste quelques décennies de pétrole, la hausse du prix devraient pouvoir modifier les comportements ! Si on se focalise sur le CO2, et qu'on se précipite sur les alternatives qui polluent l'Eau, les rivières et qui sont mal recyclées, on aura rien gagné. Avant de les déployer à grande échelle, nous avons des problèmes plus profonds à régler ! Mais peut-être que l'humanité est vraiment vouée à disparaître quelque-soit ses choix... La Terre, à mon avis, elle peut s'en remettre.