Wolfowitz...Paul Wolfowitz...le nom du nouveau président de la World Bank me dit quelquechose ! "Boudu con" mais oui ! C'est le neoconservateur pro-israélien, sous secrétaire d'état à la défense, qui a poussé W à intervenir militairement en Irak, avec Dick Cheney. Il est celui, qui dans les années 80, a vigoureusement qualifié l'Union Soviétique d'"Evil Empire"...et celui qui a, quelques années plus tard, tout fait pour créer la fable du rapport entre l'Irak et le 11 Septembre... Il nous est présenté comme le vélociraptor le plus dangereux des Etats-Unis dans Le Monde Selon Bush !

«Ah ça, s'agace une responsable de la Banque en Afrique, quand il faut faire des phrases pour sauver l'Afrique, les Blair et les Chirac sont forts. Mais quand il s'agit de bloquer un réac qui n'a jamais écrit une ligne sur le développement et ne sait pas ce qu'est la pauvreté, c'est silence radio !»
P.Wolfowitz n'a pas été élu par les membres de la Banque Mondiale (qui d'après certains sont à 90% démocrates) mais a été nommé par George W. Bush.

Les membres de l'institution s'inquiètent, comment être sûr que ce véreux n'utilisera pas, au nom de la guerre contre le terrorisme menée par Bush, les budgets alloués aux programmes sociaux pour favoriser l'installation d'entreprises américaines au détriment du développement d'une économie locale ?

"On peut toujours rêver de voir un faucon se transformer en colombe. La réalité, c'est que Wolfowitz n'a, à 61 ans, aucune expérience en matière de développement. Qu'il a des positions très tranchées sur des sujets qui ont beaucoup divisé. Même s'il se convertit par miracle à la lutte contre la pauvreté, il est l'image de l'hégémonisme de l'administration américaine. Au Pentagone, il s'est toujours fait l'apôtre de l'unilatéralisme, des changements par la force. Sur le plan économique, il plaide pour un libéralisme pur et dur, un laminage du rôle de l'Etat-providence. Au moment où la Banque mondiale a entamé des réformes sous la pression de la société civile, une telle nomination tient de la provocation." lance Alex Wilks, spécialiste des institutions financières internationales.

Encore un sujet qui a sûrement moins inquiété nos téléphages que la nommination de la gagnante de la Première Compagnie...
On est en 2005, vous regardez trop la télévision...A bon entendeur...

Sources :