lamson1-720646.jpg

Fillon annonce qu'il alloue vingt millions d'euros pour aider les communes à développer leur vidéosurveillance.

Il commente :

C'est un point absolument central de notre plan [...] la mise en place des systèmes de vidéoprotection va être facilitée par des dispositions législatives qui sont prévues dans la Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPSI) qui va bientôt venir en débat devant le Parlement

LOPSI, c'est le fameux plan de Sarkozy pour controller les individus, notamment au travers d'Internet.

Et le député Vanneste, va encore plus loin avec sa proposition de loi :

Toute personne allant et venant dans l’espace public doit avoir le visage découvert et porter des vêtements ou accessoires permettant aisément sa reconnaissance ou son identification.

C'est un bouleversement ! Bienvenus dans le monde de demain ! Le monde de la soumission, de la surveillance permanente de l'État, sans anonymat, la vie droite sans la liberté de faire un pas sur le côté.

ebay-security.jpg

Pourquoi personne ne bronche ? Voici comment un truc aussi dingue peut se mettre en place :

  1. Picasa 3.5 reconnaît les visages et géolocalise les clichés
  2. De la reconnaissance de visages pour Flickr à l’usage de Facebook
  3. La reconnaissance faciale s’invite dans les portables pour ouvrir une session Windows
  4. Réalité augmentée et reconnaissance faciale sur mobile en pointant votre téléphone vers une personne
  5. Google Brésil livre des fichiers de pédophiles présumés au Parlement
  6. Le Patriot Act peut contraindre Google à transmettre les données des utilisateurs au gouvernement
  7. Google forcé de révéler l'identité d'une blogueuse "offensive"
  8. Yahoo ! paye le prix de ses liens avec la cyberpolice chinoise

Les technophiles sans conscience vont absorder et se convaincre des bienfaits de ces outils, et vont les utiliser sans prendre de recul, voire simplement pour "jouer" ! Ils confortent les choix des industriels qui s'attaquent ensuite au grand public. L'État met la main sur les données et la barrière est franchie.

On peut aussi penser qu'on a rien à cacher, c'est très dangereux. J'avais écrit là-dessus il y a un temps.