Disclaimer: J'ai écrit ce pavé un soir où j'étais en forme. Il s'agit plus d'un exercice cathartique qu'autre chose, et ce n'est pas dit que ce soit fait pour être lu. Je l'ai relu quand-même après avoir fait copier-coller. À froid c'est pas pareil, mais tantpis.

22h30, un mercredi soir.

On sent bien qu'on est à un tournant. L'invention d'Internet et du Web sera tout aussi puissante voire démentiellement plus que l'invention de l'écriture et de l'imprimerie. C'est une révolution, par définition (que j'irai pas vérifier maintenant pour pas perdre le fil et finir à glander sur le net), on ne peut pas la voir venir.

On sent bien tous les jours qu'on est sur une crête, soit l'humanité (l'espèce pas le journal) va vers une distopie, l'ordre, soit elle va vers le désordre, de l'anarchie et de l'entropie.

Je ne sais pas encore pourquoi j'écris. Pour aider les autres à me comprendre? Pour parler à mes enfants? Arrière petits enfants? Pour pouvoir dire «Je vous l'avais dit»? Pour alimenter les études du futur sur le complotisme? Pour vider ma tête?

Ça a repris hier soir. Au début du confinement c'était permanent. Je prenais des notes sur des feuilles volantes, je faisais des tas, je les perdais. J'avais réussi à la calmer, et puis là elle est revenue: la petite voix. Et ça connecte, et ça part en tirades, et ça s'énerve, et ça envoie tout péter, et ça cogite...

Hier soir c'était une connerie. Un pote envoie une vidéo d'un certain «Ernesto». Je ne connaissais pas ce jeune homme, au bout de 2 minutes j'hallucine grave et je cherche rapidement à savoir qui c'est avant de décider si je veux investir du temps dans ce qu'il a à dire. Rien. Un autre pote le connaissait:

   > Il s’est acheté une baraque au milieu de la cambrousse, pour se mettre en autosuffisance, avec la thune de la revente de ses BTC
   
   > c’est sûr que Ernesto, c’est du lourd… il fait du contenu provoc, et il a des propos limite, c’est un gros reac.
   
   > Ça fait des années que je le follow, il a fait beaucoup de vidéos mais il a tout passé en privé car, à mon avis il a eu des problèmes
   
   > Si je me rappelle il a fait le chaud sur youtube genre "je crains rien je dis tout moi", il s est mangé un proces, il a chialé, il a mendié. Magique

Mouais. J'ai cliqué un peu vers la fin au hasard, et là j'ai tout de suite su que j'étais sur du très lourd. Mais j'ai pas mesuré l'ampleur tout de suite. Ça a été surtout en reprenant le visionnage quelques heures plus tard dans la soirée avec quelques verres de pif dans le cornet. Le choc. Ça a réveillé la petite voix.

Bon, c'est pas que ce soit révolutionnaire. Ce qui raconte c'est plus ou moins le scénario de Matrix. C'est mega trash. C'est mysogine, transphobe, homophobe, et j'en passe. C'est difficile de faire plus politiquement incorrect. C'est libre et c'est sale, au sens où Bégeaudeau l'entendait quand il décrivait les réactions de la bourgeoisie face aux gilets jaunes. Ça y est, ça connecte. Cette vidéo je l'ai vécue comme quelqu'un à l'intérieur de Globalia, qui venait de recevoir une vidéo enregistrée dans les «non zones». J'ai fait une copie avec youtube-dl, mais je ne sais pas vraiment quoi en faire.

Globalia. Fascinant de connecter avec ce livre qui m'a tant marqué. Je ne pensais pas que la réalité rattraperait ce chef d'oeuvre si vite...

   > Papa: 20 Aout 2020
   
   > tu sais je pense que là on s'apprete à passer quelques années bien bien obscures...
   
   > Il y a des vieux démons dictatoriaux qui planent ....
   
   > Et la dictature ça va surtout être la dictature du numérique
   
   > Dictature du propre, du masque, des gants, de l'écran, des pilules de vitamine D, de la prévision, du zéro risque, de l'auto censure, du normal...
   
   > C'était de la science fiction, aller en vacances sur la Lune, conquérir Mars, mais c'était pas censé être un manuel

Et même si évidemment je ne me sens pas entièrement convaincu par ce que j'entends dans la vidéo d'Ernesto, il y a quand-même quelquechose de gros qui raisonne avec ce qui me turlupinait depuis un moment: l'échelle de l'espèce. Dernièrement, j'ai lu les bouquins de l'Israelien là (je alt-tab pas sinon c'est mort), Sapiens, Homo Deus, et 21 questions pour le 21ème siècle. Et j'avais particulièrement adoré justement le prisme de l'espèce, Homo Sapiens, pour capter ce qui se passe dans notre société. On sait bien que la Terre nous survivra.

   > «Attends, la Terra elle a 4 milliards d'années, l'autre il est là depuis avant hier il croit qu'il va la sauver.», Dieudonné - Foxtrot.

Pour tenter de résumer l'idée d'Ernesto, il explique du point de vue de l'espèce, tout va bien. On est de plus en plus nombreux et l'espèce continue d'évoluer. Il connecte des tas de choses de l'actualité pour appuyer son idée que l'humanité se dirige vers une fourmilière.

Dans Homo Deus, Yuri machin là, il présente l'idée de la disparition du libre arbitre. La peur de la liberté. Et pourquoi chercher le bonheur quand on peut le fabriquer?

L'humanité participe à l'écosystème Terre. L'écosystème nous régulera, même si c'est via une extincion massive et globale, et ce ne sera qu'un épisode. Mais est-ce que ce qu'on vit en ce moment avec la Covid améliore ou empire notre cohésion avec notre environnement?

La révolution nous pousse vers un nouveau monde, où celui qu'on a connu, en tous cas à mon échelle, sera obsolète. Avec quelle morale jugera-t-on l'ancien monde?

   > Un pote sur Whatsapp:
   > Là ce qui me saoule c'est leur connerie de quarantaine chaque semaine y a de moins en moins de destinations de vacances possible

Si on reste enfermés chez nous nourris avec des pillules et comblés émotionnellement à base de drogues, il y a de grandes chances qu'on puisse contrôler la crise climatique. Donc, est-ce qu'on se dirige vers une fourmilière à la Matrix où la disparition lente de notre libre arbritre nous permettra d'être en phase avec l'éco-système? Ou une énorme crise avec une violence inouïe, à la Mister Robot, L'Effondrement, ou tous les épisodes de Black Mirror mélangés? Ou bien une sorte d'humanité mûre et assagie en phase avec les écosystèmes à la Gunter Pauli?

C'est impossible à savoir. Mais vraiment ce qui est stimulant intellectuellement c'est de lier les faits du quotidien avec le nouveau monde. Des nouveaux mondes il peut y en avoir pleins, mais connecter avec ce qui résonne le plus avec tes propres croyances c'est excitant. Et comment même une petite news de merde est capable de te faire un putain de mindblown. Et quand t'as plein de trucs bout à bout, à force faut que ça sorte.

Dans l'ancien monde, on nous expliquait que les changements étaient impossibles.

Le dérèglement climatique? La destruction des éco-systèmes? L'effrondrement de la diversité? Il faudrait mettre en place des solutions, on les connait depuis longtemps mais c'est compliqué, le système est global, il faudrait faire des compromis, le système a tellement d'inertie, impossible de s'arrêter!

L'élevage intensif? Le gaspillage alimentaire? Les pommes qui viennent du Chili et les kiwis de Nouvelle-zélande? Nos slips fabriqués au Philippines? Notre tissu industriel national dépouillé? Nos entreprises publiques privatisées? Il faut obéir subvenir à la demande et respecter le libre échange, impossible de faire autrement!

L'éducation? La santé publique? Il faut obéir aux traités et on nous dit à la télé que la dette c'est mal. L'idée c'est plutôt de détériorer le plus possible le service publique pour que cela devienne une évidence d'aller dans le privé. L'évasion fiscale d'accord, mais les impôts font fuir les riches, et impossible que ça ruisselle sans eux!

La pollution? Des billets d'avion pour aller à une réunion de 2H? Le télétravail? On n'a pas le choix, pour diminuer il faudrait taxer, mais c'est déloyal!

Moins travailler pour passer du temps avec les enfants? Avoir un jardin? Se promener en forêt? Mais enfin regarde, on t'a fait un parc avec des arbres étiquetés de leur nom, ça te suffit pas?

La recherche publique? L'efficacité de la compétition? Le modèle lucratif des publications scientifiques? De toutes façons si y'a que les pauvres qui sont malades on va pas investir...

Les crises régulières? Le salaire universel? Une utopie!

Bref, là on voit bien qu'on a été capables de balayer toutes nos idées préconçues d'un revers de main en moins de 6 mois. Maintenant, quand les Greta vont se pointer à l'ONU, ça sera difficile de leur expliquer qu'un changement de cap n'est pas envisageable. On l'a bien fait pour lutter contre un virus qui tue moins que la grippe et dont l'age médian des morts est supérieur à l'espérance de vie moyenne, on peut bien le faire pour sauver l'humanité du désastre climatique!

Et si on nous demandait de nous confiner 6 mois par an pour échapper au réchauffement climatique? Et si on nous démontre scientifiquement que c'est le seul moyen qu'il y ait pas 5 degrés de plus dans 20 ans?

On peut se demander.

Comme disait Hubert Reeves, j'ai la sensation qu'on est encore loin de l'age de la sagesse. Qu'on est encore dans une sorte de fin d'adolescence, où tout le monde a l'air convaincu que ça va pas pouvoir continuer comme ça, mais que pfffffouuu, c'est compliqué de changer du jour au lendemain juste à base de volonté. Va bien falloir qu'on flippe, qu'on retourne vivre chez nos parents, avec une ou deux dents pétées, une bonne période de merde qui dure, et plusieurs grosses frayeurs avant de commencer à intégrer quelque chose de durable, qui pourrait ressembler à l'âge adulte.

Mais ce virus amène l'Humanité à un stade intéressant. Pour la première fois l'humanité toute entière a un ennemi commun, qui est neutre. On est unis contre des protéines, et pas une religion, une étnie, un courrant politique. Quand j'étais enfermé chez moi, je contemplais souvent l'idée que le tout le globe ou presque était dans la même situation que moi. Est-ce que ce serait pas finalement comme une première étape de prise de conscience de l'échelle des problèmes qu'on doit affronter? Nous, l'espèce. Et vu comment certains gouvernements ont vraiment fait de la merde, il n'est pas impossible qu'on décide, comme l'ONU après la 2ème guerre mondiale, de créer le gouvernement mondial de l'espèce humaine pour gérer le prochain épisode. Je pense que le continent asiatique aura une certaine crédibilité vu comment le reste du monde a fait de la merde.

Comme on m'a expliqué dans une formation pour mieux gérer les différences culturelles au taf, les cultures asiatiques ont tendance à mettre le collectif devant l'individu.

Pendant le confinement, je me suis retrouvé à faire des teufs virtuelles, de musique électronique, synchronisée au casque et videoconférences sur le côté pour kiffer les drops ensemble. J'ai pris mon pied, mais j'ai pris une bonne tarte aussi. Si on m'avait montré des images de moi faisant ça, j'aurais tout de suite ri et aurais crié à un deepfake sur une vidéo koréenne. D'ailleurs j'espère que tout est archivé dans le data center des reptiliens pour que mes arrières-petits enfants puissent voir que certains se sont vraiment éclatés pendant le 1er confinement de l'humanité. Vu le kif de l'expérience immersive avec juste un bon casque stéréo, je veux même pas imaginer en réalité virtuelle avec des mondes imaginaires et des plugins illusions sensorielles.

En sortant du confinement se retrouver c'était beau. D'un seul coup, on s'est rendu compte qu'avant, on valorisait surement pas ce qu'il fallait. Se retrouver à papoter sur la plage ou faire un tour en vélo avec des amis, c'est tout ce qui comptait. Est-ce que l'isolement pourrait nous rapprocher? D'ailleurs des études sociologiques menées par mes soins sur un échantillon d'au moins deux personnes qui ont des adolescents, la jeune génération avaient déjà commencé à numériser ses liens sociaux et ne s'est pas retrouvée démentiellement impactée. Un signe que ça y est, ils sont prêts pour le monde d'après.

D'ailleurs, je trouve ça fantastique que le virus que nous envoie l'écosystème tue surtout les vieux, et pas les bébés. Et j'ai eu plusieurs grossesses dans mon entourage ces derniers mois: rotation de l'humanité. Est-ce que quand on va commencer à expliquer à nos petits enfants ce qui nous manque dans le monde d'aujourd'hui, ça sera l'équivalent des histoires des chasseurs cueilleurs pendant la phase où la sédentarité devenait populaire, comme le dit Ernesto? Est-ce que cette jeunesse va amener l'humanité vers l'asservissement et le bonheur artificiel? Ou est-ce que cette jeunesse connectée va développer une conscience écologique, juste, se revolter et péter toute la croute de vieux qui gouverne le monde?

Est-ce que le gouvernement mondial pour gérer les problèmes de l'humanité doit être jeune?

Si les jeunes sont si connectés, seront-ils capables de s'émanciper s'ils le font à travers les plateformes des GAFAM? Vont-ils s'approprier le réseau? En reconstruire un? Ou vont-ils se contenter de penser que c'est sécurisé et protecteur de la vie privée juste parce qu'on leur a mis un petit cadenas en haut à gauche? La vie privée est-elle un problème de vieux cons, comme le disait JM Manach? Est-ce qu''un jour la jeunesse trouvera la force de briser la camisole numérique?

En ligne, nous sommes surveillés. Le Web est en train de tomber dans les mains de Google. La résistance est faible. Mozilla est sous perfusion et c'est Google qui paye. Ça me fout les boules quand je vois le Web de 2005 par rapport à celui de 2020. On avait vraiment bien commencé, les plateformes étaient nombreuses, et on avait des trucs fabuleux comme Miro, une plateforme de flux audio et video basée sur RSS et Bittorrent. Aujourd'hui, c'est Google, Netflix et Facebook et pas grand chose d'autre. Dans la rue, nous avons perdu notre visage. Les caméras ne nous enregistrent plus. Mais vu que nous sommes en ligne via notre téléphone, les caméras s'avèrent être juste superflues. En Espagne pendant le confinement les données des opérateurs ont été mise à profit pour détecter des patterns cheulous dans les parcours des gens. Google avait fait une page dédiée aussi pour montrer les tendances des déplacements de gens. Facile vu qu'il y a des milliards de gens avec des telephones Android dans leur poche.

Néanmoins, on voit que lorsqu'il y a un intérêt direct, les choses bougent vite et les messages circulent vite. Les gens ont commencé un peu à s'intéresser aux outils pour résister à tout ça. Pour pouvoir aller porter les chocolats de Pacques aux petits enfants, les grands-parents ont laissé le téléphone à la maison. Certains ont même été jusqu'à installer un VPN sur le téléphone, ou l'éteindre pour sortir du quartier. On avait déjà un peu vu ça avec l'indépendance de la Catalogne. D'un seul coup, ça devient un sujet de conversation, qui fait tourner la plateforme de messagerie? Et avec qui elle est de mèche? Est-ce que ça peut se réveiller? Peu nombreux sont ceux qui s'intéressent vraiment à la gouvernance des plateformes. Genre si tout le monde s'habitue à tout consulter sur Wikipedia, voire même à se contenter de l'abstract donné dans les résultats de Google, alors il devient extrèmement facile de réécrire l'histoire. 1984, le manuel de Georges Orwell pour 2020.

Le gros problème en vrai, c'est le réchauffement climatique.

On aura j'espère la possibilité de voir l'impact du confinement sur la pollution et donc sur l'environnement. Moi personnellement je l'ai vu sur la qualité de vie. Plus de bagnoles en ville, le silence, l'arrêt du tourisme... Finalement si se confiner la moitié de l'année a un impact positif et visible, est-ce qu'il nous sera imposé? Est-ce qu'on l'acceptera plus que cette fois-ci? Parce que là, pour celui de 2020, aucune preuve scientifique n'a été vraiment apportée sur l'efficacité d'un confinement pour diminuer les morts, au delas des aspects sociologiques et politiques.

Aujourd'hui je crois qu'un des soucis que j'ai c'est qu'on me demande de croire. Et ça me rend nerveux. Génération Y ou j'sais pas quoi. Je ne suis pas un croyant, je ne crois pas. Ce n'est pas que je crois que non. C'est que je ne crois pas. Montrez moi les chiffres! Expliquez moi! Démontrez moi par A+B que le virus tue plus que les trotinettes électriques, et j'arrête d'aller à des pool parties sans masque. Mais là en l'état, c'est facile d'être convaincu par l'idée que virus n'est pas plus dangereux que la grippe. Les personnes à risque? Montrez nous et aidez-nous à comprendre les chiffres de la létalité! Par tranche d'âge! Là on me demande de croire à une létalité extra-ordinaire du virus!

Le virus a tué, oui. Ça fait 20 ans que les hopitaux publiques se font dégommer leur budget, se font écraser par la paperasse, et sont gérés par des bureaucrates au lieu de medecins. Mais bien pris en charge par du personnel reposé et zen, dans des hopitaux bien dimensionnés, le virus n'a pas l'air si terrible que ça. Et là, on vient nous dire que c'est complètement irresponsable de la part des jeunes d'aller boire des coups en terrasse? Qui jugera les conséquences du libéralisme? Qui jugera la gestion catastrophique de la crise sanitaire? Les réprésentants du peuple ont menti, ont refusé de prendre des décisions parce qu'ils n'avaient pas toutes les informations nécessaires! Croyez-vous que les généraux de l'armée avaient 100% de l'info quand ils envoyaient des milliers d'hommes mourrir sur un front? Les réprésentants actuels sont des sombres merdes, qui flippent du jugement de l'Histoire et qui nous demandent d'assumer à leur place. Leurs choix ne sont pas basés sur des données scientifiques. Ce sont des choix politiques. C'est un choix politique d'enfermer les gens chez eux, au lieu de les laisser venir à l'hopital et de les traiter. C'est un choix politique que d'obliger les gens à mettre des masques. L'avantage c'est que là 'au moins ils nous emmerdent plus avec le voile.

Se promener dans la rue sans masque c'est affronter les regards de la police des balcons. Un système où c'est le peuple qui fait la police, c'est l'utopie de la dictature. Surtout que c'est vraiment très con, on te laisse pas rentrer dans un supermarché parce que tu as le nez en dehors du masque, alors qu'on devrait plutôt t'obliger à te mettre du gel sur les mains et à garder tes distances! La connerie du masque c'est que c'est tellement reulou et chiant qu'on a l'impression de faire le maximum. Avec le masque, on zappe les gestes barrière de base. Et voir ces abrutis faire la police du masque dans la rue, ça me donne envie de leur tousser dessus. Voir les gens infantilisés, obéir à un truc qui n'a pas de sens, obéir à des cartes colorées au journal télévisé sans questionner la source des donnees.

On nous explique que c'est une catastrophe, que les cas augmentent. Y'en a pas un seul qui parle des hospitalisations, ou donne des données qualifiées claires, comparant avec la mortalité d'autres infections, ou même un suivi de la charge des hopitaux. Des points rouges et des courbes qui montent, ça fait bien flipper les masses, et la peur reste un des meilleurs moyens pour glisser de la quenelle au kilomètre. Et comme il n'y a pas de limite claire sur ce qu'on pourrait considérer une bonne situation, ils peuvent nous balader pendant un an de plus, en attendant de rendre le vaccin obligatoire. On applique les mêmes recettes que pour le terrorisme. On nous fait chier avec des conneries. Obliger à foutre un masque c'est probablement aussi utile qu'enlever ses chaussures à l'aéroport pour lutter contre le terrorisme. Évidemment, remettre en cause tout ça, c'est du complotisme. Sans parler de la chloroquine. Fantastique épisode que l'histoire jugera j'espère.

Bref, à la base, je voulais écrire sur le trip de connecter les détails du présent avec ma vision du nouveau monde, mais j'ai l'impression que ça devra se faire dans un autre article. Au moins là de vider tout ça sans trop réfléchir à la cohérence, ça aura au moins servi à faire taire la petite voix. Mission accomplie.

On a tous les ingrédients pour le monde d'après. La permaculture, l'économie bleue, le Web décentralisé, les logiciels libres, les blockchains, tout sauf...l'esprit critique. Cet ingrédient magique se cache-t-il dans la révolution de l'éducation dont nous ne pourrons pas nous passer?

Est-ce qu'on va vers un État mondial qui assure la sécurité, infantilise les masses, et offre une fausse liberté à ceux qui ne remettent pas en cause le système? Ou est-ce qu'on va vers l'anarchisme, le vrai, l'auto-gestion et la décentralisation, grâce aux savoirs et technologies émancipatrices que nous avons à disposition? Est-ce qu'on va vers un schisme, où les deux s'affrontent? Est-ce que la cassure n'aurait déjà pas eu lieu?

Dans tous les cas, quand on étudiera l'histoire du nouveau monde, je suis persuadé que 2020 sera dans le premier chapitre.