Aujourd'hui tous les emballages sont verts dans les supermarchés, et même les poêles à fuel sont verts.

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Les produits Bio ne montrent pas toujours l'exemple en terme d'emballage ou de provenance. Monsieur Jourdain, par manque d'information, se demande même à quoi ça sert, et se dit que c'est une belle arnaque tout ça.

À l'intérieur d'un supermarché, on lui donnerait bien raison. Au marché, devant l'étalage du producteur qui soigne ses clients, on a envie de lui donner tort.

À propos du prix, l'argument ne tient pas toujours en fonction des produits, des points de vente et surtout des habitudes alimentaires. Manger des quiches surgelées bio, oui c'est cher. Mettre des légumes au four en vrac avec un blanc de poulet fermier c'est pas cher.

Mais de toutes façons, il ne faut pas se leurrer, le Bio coûte forcément plus cher puisqu'on ne produit pas les mêmes quantités. Si les consommateurs veulent du Bio au même prix que les infamies produites industriellement, alors les marques devront délocaliser la production pour maintenir le prix et on ne règlera pas le problème.

Au final, certains consommateurs, dont je fais partie, sont prêts à payer pour avoir de la nourriture de haute qualité, sans OGM. Toujours face au problème de l'obligation d'informer, il faudrait un label très exigeant, qui ne tolère ni pesticides, ni ogm, ni stress de la terre. Ce qui n'est pas le cas du label bio européen.

On pourra dire que le petit producteur peut tricher plus facilement, je lui fais quand-même plus confiance qu'à Édouard Leclerc. Et quitte à manger des produits toxiques, je préfère enrichir les artisans que les industriels.

Tiens, tu me files une clope s'te plait ?