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C’est pourtant pas la mort à boire

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Keyword - alternatives

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28janv.

Tâble d'Hôtes Clandestine

Hier soir nous avons testé ce concept génial : Des professionnels à domicile pour un repas hors du commun, digne d'un très grand restaurant !

En l'occurrence c'était chez un pote, on a dîné comme des rois pour une vingtaine d'euros ! Tout était fait maison et cuisiné sur le vif ! Mousse de thon sur mini sablé, crème d'anchois de Collioure, samoussa de crevettes, brochette et saumon mi-cuit, calamar farci, filet de bar sauce aux dattes et citron, tartelettes chocolat oranges amères, mini financiers au thé, ... j'en oublie !

resto-pirate.jpg

On a passé un super moment ! Cela fonctionne principalement à base de bouches à oreilles, ils ont ouvert un site : thc.kegtux.org [1] vous pourrez réserver une place à leur prochaine session ! Entre amis ou avec des inconnus !

thc-choco.jpg

Notes

[1] hébergé par le serveur communautaire kegtux

06oct.

Les pays de l'hémisphère sud disparaissent

map-168.png

Cette carte déforme les territoires pour que leur surface soit proportionnelle aux recettes des droits d'auteur et de licenses perçus dans chaque pays. (Sources : worldmapper via José)

D'où l'intérêt d'éduquer et de faire la promotion de la culture libre.

03oct.

Controllez vos données !

Le grand Richard Stallman, Môssieur GNU, a lancé un pavé dans la mare cette semaine : "Le cloud computing est un piège : le concept des programmes en ligne comme Gmail est pire que la stupidité". Il explique les dangers du stockage des données personnelles sur les serveurs des corporations.

La raison pour laquelle vous ne devriez pas utiliser des applications online est que vous perdez le contrôle. C'est aussi mal qu'utiliser un program proprietaire. Faites de l'informatique sur votre propre ordinateur avec votre propre copie d'un logiciel qui respect la liberté. Si vous utilisez un programme propriétaire ou le serveur Web de quelqu'un d'autre, vous êtes sans défense, dit-il dans The Guardian

Je suis content que ce débat atteigne une telle visibilité médiatique. (cela rejoint aussi la question de l'Internet en étoile). Cependant, il y a un certain décalage entre les propos de Richard Stallman et la réalité du Web. La sensibilisation n'est pas très efficace quand on rejette en bloc. Par exemple, ce n'est pas en interdisant à un enfant de regarder la télévision qu'on lui apprend à avoir un regard critique. En effet, l'informatique mobile a déjà pris ses marques et est promu à un bel avenir. Le rejetter reviendrait à la laisser dans les mains des firmes.

Je pense que le travail à effectuer ne consiste pas à revenir vers l'informatique immobile, mais plutôt à sensibiliser, diffuser, enseigner, simplifier ou améliorer les alternatives aux services commerciaux. Dans notre petit groupe, c'est le centre de nos actions. On se concentre sur 3 niveaux :

autonomie

Regagnez le contrôle sur vos données !

vie privée

Quand vous envoyez une lettre, vous la signez et la mettez dans une enveloppe, pourquoi ne pas faire pareil avec les emails et la messagerie instantanée ?

anonymat

Votre adresse IP est votre empreinte sur Internet, apprenez à vous déplacer sans laisser de traces !

Au boulot !

25juil.

Le futur appartient aux paysans

Pendant que les citadins se gavent de plats en barquettes pour micro-ondes, les gens de la campagne s'organisent pour manger du bon :)

S'il y a bien un site Web que j'aurais aimé inventer c'est celui-ci : http://paysans.net

L'objectif est le même que celui des AMAP : mettre en relation les producteurs et les consommateurs.

Le site permet de déposer des commentaires sur les producteurs et leurs produits (fruits, légumes, viandes, poissons, plats cuisinés, farines, huiles, fromages, vins ou autres boissons). Il y a même une carte ! Les Beaucerons n'ont pas l'air très équipés pour l'instant, je compte sur vous pour en faire la promo !

05juin

Not' medialab

Un medialab, ou un hacklab, c'est d'abord des gens et un lieu.

Les membres du medialab se rencontrent pour expérimenter, débattre, diffuser et réaliser des projets dans ce lieu autonome, qu'on appelle laboratoire.

Les membres et leurs projets suivent généralement une ligne politique, une éthique collectiviste et des objectifs sociaux.

On y privilégie génèralement l'utilisation des logiciels libres, la protection des droits civiques, la diffusion de la culture libre et les systèmes d'organisation et d'apprentissage collaboratifs.

Un précision importante sur le mot hacker, ici il ne fait pas référence au spécialiste de la sécurite informatique, mais à l'hacktiviste. Un Hacker comme virtuose de la technologie et activiste politique que l'on retrouve le plus souvent dans les luttes libertaires, antifascistes, altermondialistes, ...

Notre histoire

Par hasard, Eli et moi avons rencontré un petit groupe de potes. Au fil du temps, après quelques bons repas et quelques sorties, nous nous sommes rendus compte que nous partagions les mêmes valeurs et ambitions. Parmis eux, deux italiens, qui avaient participé à la création du medialab bugslab à Rome, et un hacker argentin, l'auteur de la burnstation ancien membre du medialab de riereta a Barcelone et Luca, codeur sur la Reactable.

Nous avons commencé à nous rencontrer régulièrement, avec comme objectifs de former cet atelier de contre-culture. Aujourd'hui on s'appelle Crehacktivo. (enfin je crois, parce qu'il manque encore des votes :))

Notre objectif c'est d'échanger et de rencontrer des gens. Nous utilisons Internet et la technologie mais elles ne substituent pas à l'humain et la bonne bière. Il y a beaucoup de choses qui définissent notre projet, et j'occulte involontairement un grand nombre de facettes. Venez-donc nous voir ;)

Hangar

Hangar, Barcelona, c'est LA référence en matière d'art et de technologie en Europe. Ils proposaient une bourse de plusieurs milliers d'euros et une résidence dans un centre culturel à Buenos Aires. Nous avons préparé et présenté notre projet de dispositif de diffusion de culture libre : la burnstation, en collaborant avec une artiste espagnole experte en évènementiel. L'idée était de construire et d'utiliser cette borne interactive pour rétablir le lien entre les artistes et le public à travers différents évenements artistiques dans la capitale. Nous sommes parmis les 7 préselectionnés parmis plus de 60 projets.

Ateliers

Petit à petit nous avons commencé à entrer dans le cercle de la contre-culture à Buenos Aires. Radio communautaires, Centres culturels auto-gérés, Festival du libre indépendant, Festival de logiciels libres, ... En regardant de plus près, nous avons vu que nous avions un rôle à jouer au niveau de l'indépendance des medias utilisés pour ce genre d'évenements. Par exemple, bon nombre hébergent leur site et leur mail chez Google, YouTube, Yahoo ou Microsoft, l'idée étant bien sûr de fédérer ces mouvements vers une plateforme qui soit plus en phase avec leurs messages.

Nous avons donc préparé un certain d'ateliers ou de présentations, qui visent à sensibiliser ces groupes au sujet :

  • Autodéfense digitale (serveur auto-géré sans log, plateforme de videos ...)
  • Copyleft (licences, pratique et éthique)
  • Les logiciels libres et l'art
  • Plateformes de diffusion de medias avec les logiciels libres
  • Outils collaboratifs

Nous sommes également en train de faire un cursus complet pour apprendre à programmer en PHP, et on fait des sites Web en CMS pour faire rentrer un peu d'argent.

La radio est vraiment intéressé par la diffusion de media in-situ, car ils sont obligés des téléphones portables pour les reportages en direct... Dommage on aura pas le temps d'implémenter tout ça avant les 80 ans du Ché.

Le futur...

À long terme, les idées sont infinies.

Nous mettons l'accent sur les ateliers et la promotion du libre. On devrait récupérer petit à petit, machines, serveurs, et construire petit à petit un cybercafé à contribution libre, qui nous servirait de salle de cours le soir par exemple.

Lorsque notre identité sera plus solide, nous aurons notre serveur auto-géré. Il permettra aux artistes d'heberger leurs oeuvres, aux collectifs d'émettre leurs émissions, aux utilisateurs d'avoir un email libre et sans publicité, des blogs, des videos en ligne avec sous-titres, ... et moult encore qué-sé-yo.

Un lieu ?

Pour l'instant, le collectif FM La Tribu, une radio communtaire qui émet en FM et sur le net, nous fournit les moyens nécessaires à la réalisation de notre projet, et se félicite d'ajouter à leur arc les ateliers que nous proposons. De plus ce collectif a le mérite d'être extrèmement éclectique. Nous y rencontrons d'autres collectifs, des artistes, des journalistes, des video-activistes, des agriculteurs en mal de graine transgénique,... bref La Tribu c'est la tribune de beaucoup de combats sociaux.

Le laboratoire sert aussi de local pour travailleurs autonomes. Plutôt de rester seul chez soi, on travaille ensemble, on échange et collabore.

Quelques confrères...

Tous les groupes ne choisissent pas de s'appeller "hacklabs", ce qui est probablement notre cas. Les sites web ne traduisent pas vraiment non plus l'ambiance qui reigne dans ces collectifs indépendants et activistes, mais si vous tenez vraiment à cliquer, vous trouverez votre bonheur sur cette page par exemple.

Et en Argentine ? LowLab, le seul hacklab ?

Fernets, réseaux wifi libres à Cordoba.

Videos...

Toutes celles que j'ai sont en espagnol, d'où l'intérêt de subvideo.tv

30mai

Esta hecho boludo !

Souvenez-vous, je vous parlais il y a quelques semaines d'une idée de projet d'édition de sous-titres en wiki avec visualisation online.

Resaca, l'ami du media lab qu'on est en train de monter (aah d'ailleurs il faut que je vous parle de tout ça), nous a dégoté un site allemand qui a implémenté cette idée.

C'est un reproducteur (player) Flash, qui sait afficher en superposition (overlay) les sous-titres (subtitles) avec un éditeur wiki (editor) en ligne.

Il ne devait pas y avoir trop de soucis pour récupérer tout ça, ils sont dans la même direction activiste et contreculturelle que nous.

21mai

Cours de mathématiques libres

L'association Sésamath vient de publier son nouvel opus pour les classes de 3ème. Quatre-vingt auteurs ont participé à ce travail coopératif sous licence libre. J'ai jetté un oeil aux manuels, c'est joli et bien fait (j'en ai profité pour me rafraîchir la mémoire sur la trigonométrie :)). Il y a aussi 6ème, 5ème, 4ème, 3ème...

Il est possible :

C'est une des utilisations les plus nobles du copyleft qu'on puisse imaginer. C'est le genre d'initiative qui me réjouissent : la distribution libre du savoir, par des professeurs. Un beau pied de nez au monde marchand, et à tous les conformistes qui ne croient pas au modèle de la culture libre.

(illustration : geekscottes)

07mai

Copyleft

Ce weekend c'était la 7ème Feria del Libro Independiente y A(...), FLIA, un évènement de contreculture, en réponse à la féria du livre qui se déroule actuellement à Buenos Aires. On pouvait y rencontrer un certain nombre de stands, avec de la poésie urbaine, les principaux fanzines du coin, les radios associatives, ... , bref un lieu de rencontres pour ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux alternatives à la culture hégémonique et pyramidale que tout le monde connait.

L'ami Franco en a profité pour faire une présentation sur le copyleft. L'objectif était de faire découvrir ce type de license aux auteurs et artistes présents. Voici quelques idées clés :

  • Par défaut, toutes vos créations vous appartiennent (quelquesoit leur complexité)
  • Par défaut, toutes vos créations sont copyright.

Votre oeuvre est dite copyleft si vous ajoutez les conditions suivantes :

  • Vous autorisez la copie et les dérivés
  • Vous exigez être cité comme l'auteur de l'original
  • Vous exigez que les copies et dérivés soient aussi diffusés en copyleft (effet viral)

Il y a en général beaucoup de confusion autour des termes "copyleft", "creative commons", "logiciel libre", "open source"...

copyleft :

  • copyleft = copyright + conditions (voir plus haut)
  • copyleft est donc compatible avec le copyright !
  • Vous n'offrez pas vos droits d'auteur avec le copyleft, vous les exercez !

creative commons :

  • c'est un ensemble de licenses
  • seule la CC-BY-SA est copyleft

logiciel libre :

  • liberté d'utiliser, de copier, d'étudier, de redistribuer le logiciel
  • certaines licenses de logiciel libre sont trop restrictives pour être qualifiées de copyleft

open source :

  • liberté d'étudier le logiciel
  • ce n'est pas synonime de logiciel libre car il manque les 3 autres libertés

Autrefois, les droits d'exploitation commerciale d'une oeuvre était de 14 ans après la création. Puis, ils ont été étendus, jusqu'à la mort de l'artiste. Ils sont aujourd'hui à 80 ans post-mortem, selon les pays. Une fois ce temps écoulé, ils rejoignent le domaine publique.

C'est grace aux contes du domaine publique que la firme Walt Disney a pu faire des films sur la Petite Sirène, Aladin, etc... Ce qui est dommage, c'est que Disney fait souvent pression pour étendre la durée des droits d'exploitation commerciale pour ne pas que Mickey Mouse ne devienne publique.

En Espagne, il y a environ 60 000 livres édités sur papier en une année. Parmi ces titres, moins de 100 seront vendus à plus de 10000 copies. Les autres 99,5% publient et continueront à publier des livres sans gagner d'argent !

L'homme apprend en copiant, depuis la nuit des temps. Les génies absolus n'existent pas, ils évoluent toujours dans un environnement qui conditionne leur créativité. Les firmes s'approprient la culture et vous interdisent d'intéragir avec les oeuvres. Voilà pourquoi il est primordial de préserver la culture libre et décentralisée.

26sept.

Prommata, Matériel Agricole Moderne A Traction Animale

J'avais découvert cette association ariégeoise dans le magazine toulousain Friture. En voyageant, je prends conscience de la puissance des idées de ce groupe de passionnés.

Ils développent des outils modernes d'agriculture à traction animale pour les petits paysans oubliés. Ils font des formations pour utiliser et fabriquer leurs outils. Leurs outils sont interchangeables et sont fabricables et réparables dans des petits ateliers, ce qui n'enferme pas le cultivateur dans la technique.

Ici, en Amérique du Sud, on voit souvent des paysans bêcher à la main, alors que leurs ânes s'ennuient au bord du champ. Les outils ne sont pas adaptés, sont trop vieux et rouillent.

L'agriculture du futur, à découvrir ! Leur site est vraiment bien fichu : http://www.prommata.org

14mar.

Vivre pour travailler ... quitter son travail pour vivre

Hier nous sommes allés voir Volem Rien Foutre Al Pais, le dernier reportage de Pierre Carles. Ses longs-métrages dérangent, interrogent, et interpellent. Celui-ci met en avant l'imagination des gens pour se désolidariser de la société de consommation. Le film est un moment de détente, certaines idées font envie (moteur à eau, villages communautaires, toilettes sèches, ...), d'autres sont plus discutables (mouvement barcelonais "Je fauche" ...). Il y a un même extrait de l'An 01 !

Voici un extrait du Synopsis :

''Dans cette guerre économique, qu'on nous avait promise il y a bien des années et qui avance comme un rouleau compresseur, existe-t-il encore un sursaut d'imagination pour résister ? Mis en demeure de choisir entre les miettes du salariat précaire et la maigre aumône que dispense encore le système, certains désertent la société de consommation pour se réapproprier leur vie. " Ni exploitation, ni assistanat ! " clament-ils pour la plupart. Ils ont choisi une autre voie, celle de l'autonomie, de l'activité choisie et des pratiques solidaires...''

Je le conseille à tous ceux qui se posent des questions sur la fatalité, les alternatives, l'avenir ...

Dans la même lignée, le documentaire Notre Pain Quotidien, qui sort aujourd'hui, sensibilise le spectateur aux problèmes banis des médias traditionnels.

07mar.

Les écotartuffes

J'écris ce billet comme on jette un gobelet dans une corbeille de bureau dont le sac vient d'être remplacé. Ça risque d'être décousu, mais c'est pour mieux vous servir.

Des écotartufes, à Toulouse il y en a plein. Ils se ventent d'être écolo, mais quand on regarde de plus près c'est très risible. Ils utilisent des blocs de produits chimiques dans la cuvette pour faire caca dans de l'eau turquoise, ils prennent la voiture pour faire 500m, ils prennent des bains, ils emploient du liquide vaisselle à l'amende douce qui demande 40 litres d'eaux pour dégraisser un plat à gratin, ils ont des machines à pain (le dernier truc à la mode qui consomme 4 Megawatt pour obtenir un pain de mie incomparable avec ceux qui sont fait par nos pauvres boulangers). Après ils observent avec dédain ceux qui passent un an au Moyen-Orient.

Des politicotartuffes, aussi, bien visibles ces temps-ci. Ils sont représentants ATTAC mais placent leur salaire de 6000 euros dans des banques partenaires avec les pires firmes multinationales, ils pensent que Zidane devrait aller en prison tellement son salaire est supérieur au leur. Il y a aussi ceux qui sont au premier rang des manifestations pour la sauvegarde des services publics et des droits sociaux, mais qui ne font rien d'autre que dépenser leur RMI dans des huiles essentielles pour les séances de massage qu'ils exercent au black. Des enfants rebelles de familles aisées dont les premiers étages de la pyramide des besoins ont été assuré par des générations de travailleurs, et dont le droit de se plaindre contre la société leur est offert par ceux qui payent des impôts.

Je voulais surtout parler d'alimentation. On entend souvent "je fais hyper gaffe à ce que je mange". Evidemment, on est toujours surpris d'entendre ça quand on voit que le frigo et les placards sont remplis avec des produits comme Bridelight 10% mat.gr., salades Bonduelles sous vide, soupes en TetraBrick, purée Mousline, yaourts 0% matière grasse... Bref, des produits chimiques et bien évidemment listés en rouge dans le guide des OGM de Greenpeace.

En fait c'est vrai, il n'y a pas de limite, on peut reprocher au consommateur :

  • d'acheter des produits sans se soucier de l'origine et des conditions de fabrication
  • d'acheter des produits commerce-équitable qui traversent la planète et dont seulement 10% de la différence de prix est reversé aux producteurs
  • d'acheter des produits Bio dont le rendement est moindre et nécessite plus de terres cultivables, un label laxiste qui permet aux marques de se frayer un chemin dans cette frénésie commerciale
  • d'aller faire ses courses au marché sans se soucier de la saison de récolte des produits qu'il achète, cautionnant ainsi les poids-lourds qui traversent l'Europe, la culture sous serre avec des engrais et de la lumière artificielle
  • d'aller faire ses courses au marché des petits producteurs qui optimisent mal le chargement de leur camionnette et consomment du carburant pour se rendre sur les marchés

Comme j'habite loin de ma Mamie, on va au marché des petits producteurs. Si je m'installais sur Toulouse, j'intégrerais une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Le principe est simple : vous payez à l'avance des paniers de produits de la ferme que vous récupérez à des endroits, fréquences, horaires définies avec le maraîcher.

L'AMAP est :

  • pour le paysan, le maintien de l'activité agricole par la garantie de revenu ;
  • pour le consommateur, des aliments frais, de saison, souvent biologiques, produits à partir de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes ;
  • un prix équitable pour les deux partenaires.

Une telle association est considérée comme participant de l'économie solidaire, selon les critères suivants :

  • un lien direct, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur ;
  • les consommateurs s'engagent à l'avance, pour une saison de production ;
  • ils partagent les aléas climatiques qui peuvent modifier à la baisse, la quantité de produits calculée et planifiée par le producteur ;
  • le prix du panier est calculé en fonction des coûts de productions et non pas au poids de la marchandise.

Le fermier n'est plus dans l'économie de marché et garde une indépendance par rapport au système de grande distribution.

Il y en a plusieurs dizaines dans la région Parisienne, une soixantaine en Midi-Pyrénnées, ... renseignez-vous !