cudjoe

C’est pourtant pas la mort à boire

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Keyword - société

Fil des billets - Fil des commentaires

27fév.

Je l'ai pas payé cher !

- Je t'ai acheté ça regarde
- Ah! Mais j'en avais déjà un !
- Mais ce sera plus pratique ! Et je l'ai pas payé cher !

Aah, ça m'énerve ! Comme si le prix faible pouvait justifier la consommation inutile !

Pourtant, la majorité des gens se plaignent du fait que les politiques gèrent le monde par l'argent. Serge Latouche le rappelait dans "Prêt à jeter" : "Pour croire à une croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées, il faut soit être fou, soit être un économiste. Et le problème c'est qu'on est tous devenus économistes."

Consommer des produits neufs en ayant comme critère le prix final c'est occulter le fait que:

  • ce sera fabriqué dans un pays où les lois sociales n'existent pas
  • ce sera transporté de l'autre bout de la planète
  • des matériaux bons marchés, polluants et non recyclables, seront utilisés
  • ce ne sera pas très solide et résistant

Cela parait pourtant évident ! J'arrive à peine à trouver ça utile de l'écrire... Et pourtant c'est tous les jours qu'il faut se battre ! Évidemment, pas question d'acheter n'importe quoi à un prix élevé, car c'est loin d'être une garantie. Les intermédiaires, les spéculateurs, les importateurs, les transformateurs, les publicitaires et les distributeurs veulent leur part !

Mais par contre on peut très souvent récupérer ou acheter d'occasion ! Pour le même prix, on a quelque chose de meilleure qualité, on débarrasse quelqu'un, et on diminue l'impact écologique ! Mais ce n'est pas ancré dans notre culture, par exemple cela reste délicat d'offrir un cadeau d'occasion, même à quelqu'un qu'on connait bien !

Le truc qui m'énerve le plus, c'est que ceux qui tombent dans le piège du prix final, ont aussi tendance à considérer que celui qui refuse de consommer est un radin ! Aah !

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12août

Défendre les logiciels libres

« Toutes les libertés dépendent de la liberté informatique, elle n’est pas plus importante que les autres libertés fondamentales mais, au fur et à mesure que les pratiques de la vie basculent sur l’ordinateur, on en aura besoin pour maintenir les autres libertés. Profitant de la faiblesse de la démocratie contemporaine, les grandes entreprises sont en train de prendre le contrôle de l’État, ce sont elles qui contrôlent les lois, pas les citoyens. »

Richard Stallman, 2006, via Framasoft

06août

Tiens au fait, je suis contre la fusion nucléaire

Dans la série, je suis contre tout, et on va finir par me faire regretter le pétrole, je viens exposer les doutes quant à l'utopie technologique de l'énergie infinie apportée par la fusion nucléaire.

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Pour faire de la fusion, il faut des atomes aux noyaux légers. En l'occurrence du deutérium, que l'on trouve en très faible quantité dans l'eau de mer, et du titrium, introuvable sur terre et que l'on souhaite produire à partir de lithium.

  • le lithium n'est pas facile à extraire, et n'est pas présent sur tous les continents (Chili, Bolivie, Canada, Etats-Unis, Afghanistan, ...)
  • quelques grammes de titrium servent à faire une bombe atomique
  • il faut un réacteur qui résiste aux neutrons 10 fois plus puissants que ceux de la fission, dont l'impact transformera celui-ci en produit radioactif.
  • il faut remplacer un cinquième des parois du réacteur tous les ans, dont la radioactivité sera de l'ordre de grandeur de celle d'un coeur de centrale actuelle

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Frédéric Marillier de Greenpeace dénonce le projet :

« La fusion nucléaire pose exactement les mêmes problèmes que la fission nucléaire, y compris la production de déchets radioactifs et les risques d'accidents nucléaires et de prolifération »

Le physicien Sébastien Balibar, de l'École normale supérieure observe :

« On nous annonce que l'on va mettre le Soleil en boîte. La formule est jolie. Le problème, c'est que l'on ne sait pas fabriquer la boîte »,

Sources :

  • Manière de Voir #112, Aout-Septembre 2010 (il va inspirer plusieurs billets ce numéro!)
  • ITER

20juil.

De l'obligation d'informer

On ne peut pas dire que l'on est en démocracie quand les gouvernements s'arrangent pour que personne ne participe aux décisions importantes (dernier exemple en date : l'ACTA) et que les médias de masse ne relatent aucune information sur celles-ci (dernier exemple en date : silence complet sur l'autorisation des OGMs).

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Il se passe la même chose pour le consommateur. Comment est-ce possible de choisir un produit quand on n'a pas d'information sur sa provenance, la provenance de ses ingrédients, le pourcentage d'OGM, l'alimentation de l'animal, l'utilisation de produits pétrochimiques, d'antibiotiques, d'hormones, de nanotechnologies, le taux de recyclage de l'emballage, une estimation de la quantité de pétrole nécessaire, la toxicité, la durée et l'intensité de la toxicité... ? Ça pourrait être traduit facilement par un jeu de 2-3 pastilles de couleur sur le produit ! Le marché est guidé par la demande, qui est plutôt guidée par la publicité que par l'information[1], ainsi il est peu probable que l'offre se transforme en profondeur !

On comprend bien que le choix est illusoire, puisque la transparence est considérée comme une utopie. Sans information, et sans contrôle objectif de l'information, impossible de choisir. Il ne nous reste que notre sensibilité, nos convictions et nos connaissances bien souvent limitées.

Notes

[1] Notez que la différence entre les deux n'est pas toujours claire. Baudrillard explique bien que la demande est devenue le produit de la société de consommation.

13juil.

Fard, par Luis Bricenco et David Alapont

Samedi soir, à la Faites de l'Image, on a pu voir le best-of des courts métrages de l'association des Vidéophages. Parmis les nombreux courts fabuleux qu'on a pu voir, il y avait Fard, une animation qui a nécessité 5 ans de travail. Dans l'ambiance 1984, Meilleur des Mondes, Metropolis, ... un vrai chef-d'oeuvre.

30janv.

Des télécrans dans le métro de Paris

La RATP et sa régie publicitaire Métrobus inaugurent des écrans publicitaires LCD. Ils sont équipés:

  • d'un détecteur, qui enregistre les passages devant les affiches et le temps d'arrêt
  • de bluetooth, pour envoyer de la pub sur les portables des passants
  • d'une caméra, qui détecte les visages, entre enfants, femmes, hommes, jeunes, agés
  • d'un capteur, qui détecte la zone regardée

Seront transmis aux annonceurs :

  1. les logs de diffusions permettant aux annonceurs de savoir exactement quand et où leurs publicités sont diffusées
  2. la mesure d’audience
  3. une vidéo justificative !!!

C'est le télécran de 1984 !

Rappellez-vous, dans Minority Report :

- Bonjour Monsieur Anderton ! Cela fait deux mois que vous n'êtes pas venu ! Êtes-vous intéressé par les pillules pizzas comme la dernière fois ?

Sources:

26janv.

L'Aquifère Guarani, surexploitation et pollution

L'Aquifère Guarani est connecté à diverses lagunes, rivières, soit pour se charger en eau, soit pour se décharger.

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Il est connecté aux lagunes d'Ibéra, la zone humide la deuxième plus grande du continent. Sa surface est recouverte d'une forêt extrèmement riche : la Forêt Atlantique.

Depuis des millénaires, les peuples locaux ont toujours orienté leurs pratiques autour du respect et de la protection de l'eau et de l'environnement. Les élements de la nature sont la base de la cosmogonie, des mythes, des rituels, de l'iconographie, des légendes et des divinités Guaranis. Les individus avaint parfaitement intégré le fait que toute atteinte à un de ces éléments nuirait à l'ensemble de la communauté et à l'équilibre de son environnement.

Expedicao Fotografica de Olho nos Mananciais 01/06/08 Aldeia Guarani Tenonde Pora - Foto: Cintia akae

Dans notre société moderne, résultat du soi-disant progrès, le système capitaliste, seul modèle soi-disant viable, transforme ces éléments en marchandise et les exploite sans intégrer leur conservation dans l'équation économique.

Urbanisation

  • Ces trentes dernières années, la source a permis le développement d’un grand nombre de villes-champignons.
  • Il n'y a pas d'usines de traitement des eaux usées dans les zones urbaines
  • L’intensification du bétonnage empêche la recharge naturelle par infiltration des eaux de pluie.

Industrie

  • Les multinationales s'approprient les eaux pour leurs complexes industriels de cellulose ou de sodas
  • L'exploitation des eaux leur est offerte en échange des emplois (main d'oeuvre non qualifiée)
  • L'industrie pétrolière a tendance à se débarasser de ses déchets dans les rivières
  • Le tourisme thermal représente environ 10% des eaux extraites

Agriculture

  • La forêt atlantique est la forêt tropicale la plus menacée du monde, les arbres sont remplacés par des champs. (il n'en reste que 8%)
  • On y cultive le fameux soja transgénique (99% en Argentine) et on y déverse à outrance des tonnes d'engrais et pesticides
  • Le bio-carburant du Brésil, l'éthanol, l'alcool de canne à sucre, épuise les sols et consomme des quantités astronomiques d'eau
  • Les puits, officiels ou clandestins, font le bonheur des grands propriétaires terriens qui y puisent à loisir pour irriguer leurs immenses champs
  • Certains agriculteurs font leurs mélanges agro-chimiques directement dans les puits

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L'Aquifère Guarani est en danger. Nous sommes dans un système économique qui survit dans un hémisphère parce qu'il tue et détruit dans l'autre.

Ce n'est pas sain d'être bien dans une société profondément malade.

20janv.

Créer l'avenir aujourd'hui

« Il n'y a rien de romantique à vouloir changer le monde. C'est possible.

C'est l'œuvre à laquelle l'humanité s'est toujours dédiée. Je ne connais pas de vie meilleure que la vie avec enthousiasme, sur les utopies, toujours contre le caractère inévitable du chaos et du désespoir.

Notre monde est et sera le résultat des efforts que nous, ses habitants, lui consacrons. Comme la vie, qui a émergé du processus d'adaptation et de changement, le système social qui nous conduira à la réalisation de notre potentiel comme espèce, sortira de la circulation de la lutte et des efforts collectifs dans les différentes régions de la planète.

L'avenir est quelque chose qui est créé dans le présent, et ma responsabilité envers le présent est la seule grande responsabilité envers l'avenir.

La chose importante, je me rends compte maintenant, n'est pas voir tous vos rêves se réaliser, mais obstinément continuer à rêver. »

Gioconda Belli

19déc.

L'acteur et le système

J'entends ici et là la rhétorique conformiste et individualiste suivante :

ce qu'il faut c'est une modification profonde de notre mode de vie à tous qui changerait notre perception du monde à tous. On sait tous que l'on court à notre perte si on continue comme ça. Mais c'est le rôle des gouvernements de nous mener dans le droit chemin.

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Je fais partie de ceux qui ne croient pas du tout à ça. Pour moi, la société c'est la somme de ses individus. Les gouvernements privilégient la bonne santé de l'économie, qui elle fonctionne selon une loi très simple de l'offre et de la demande. Bref, si personne n'achète un produit, sa commercialisation s'arrête. Si personne ne regarde une émission, sa diffusion s'arrête. (Évidemment, la société de consommation a tendance à chambouler ce schéma puisque la tendance est à l'anéantissement de l'esprit critique dans un monde où les entreprises créent les besoins (Baudrillard dit "Le système des besoins est le produit du système de production")

À l'inverse, si une initiative citoyenne fonctionne, sa commercialisation/généralisation sera étudiée. Le meilleur exemple ce sont les mairies des grandes villes qui s'intéressent aux phénomènes des circuits courts, des jardins partagés... Le même schéma avec l'industrie qui s'allie avec les communautés de logiciels libres, les médias et les ressources copyleft etc.

Dans cette logique, je m'oppose à l'attitude de ceux qui continuent à faire n'importe quoi en attendant que l'Ordre Mondial passe une loi trop belle. De même, je suis contre la vision naïve de l'abondance future : le progrès technologique, les OGM, etc ne sauveront pas l'humanité. C'est une idéologie qui déresponsabilise l'individu.

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Une autre tendance contre-productive et déresponsabilisante repose sur la vision binaire des choix. On entend dire "on ne peut pas sortir complètement de la société de consommation, donc je reste les deux pieds dedans.". Les initiatives alternatives et innovatrices sont décrédibilisées avec des remarques du genre"ah t'es un guignol, tu es inscrit à une AMAP mais tu files de la tune à Philip Morris". Évidemment les choix ne sont pas binaires, il y a plusieurs niveaux et le progrès avance toujours à petits pas. Le challenge c'est de se poser des questions et de savoir prendre du recul.

gandhi.jpgJe suis persuadé que la somme des contributions de chacun, aussi infimes soient-elles, participent à la construction d'un monde meilleur. Dans un premier temps, il y a de grandes chances pour que ce monde se restreigne à une communauté ciblées et locale. Il permettra au moins à ses membres d'y vivre en harmonie avec leurs valeurs, de réfléchir, de s'unir, ... et pourquoi pas avec beaucoup de résistance et un peu de chance il pourra s'étendre.

D'abord ils t'ignorent, puis ils te ridiculisent, puis ils t'agressent, puis tu gagnes. Gandhi

Alors, la modification profonde de notre mode de vie à tous qui changerait notre perception du monde à tous, elle doit venir de nous, d'en bas.

Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. Gandhi

09déc.

Terrorisme : C'est l'état qui me fait peur

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  • Sarkozy et les hôpitaux psychiatriques : caméras de surveillance, GPS pour suivre les malades hors des murs, nouvelles cellules d'enfermements, 200 chambres d'isolements, fichier des hospitalisations d'office, visa préfectoraux pour les sorties

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Je réitère mes félicitations à tous les GROS cons qui ont voté pour ce président, qui transforme notre rêve d'un monde meilleur nos pires cauchemars en réalité.

08déc.

Deux films que j'aurais voulu voir

"Sans terres et sans reproches"

d'Eric Boutarin et Stéphanie Muzard Le Moing.

"Nos enfants nous accuseront..."

de Jean-Paul Jaud

30oct.

Prometeus - The Media Revolution

10oct.

Prenons le temps de comprendre la crise

Laurence Ferrari ne prend pas le temps de vous expliquer ? Ah bon ? Mais pourtant la télévision est le média qui informe le mieux pour 61% des Français !

Je vous propose cette vidéo superbe de Paul Grignon qui explique comment le système fonctionne : comment l'argent est-il créé ? «s'il n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent». Regardez la avec vos enfants !

Maintenant que le système de l'argent virtuel n'a plus de secret, voici une deuxième video, en anglais (de manière à confirmer le précédent sondage) : Paddy Hirsch, du site Marketplace explique la crise :

«Seuls les petits secrets ont besoin d'être protégés. Les grands sont tenus secrets par l'incrédulité du public.» M. McLuhan.

25sept.

Je vis dans un autre monde

Chaque fois que je côtoie la publicité, j'ai comme la sensation de vivre dans une autre dimension. J'ai de plus en plus de mal à imaginer qu'il y a des gens suffisamment incultes pour croire à ces messages.

Microsoft, le roi de la fermeture, annonce un monde sans murs

Mac Donald, le roi de la bouffe de merde, annonce plus de saveur pour tes matinées

Kymani Marley, le chanteur anti-babylon, annonce son concert au Pepsi Music festival

04sept.

Le mouvement des logiciels libres n'existe pas

Les utilisateurs des logiciels libres forment une communauté. C'est toujours intéressant de participer à des évènements qui en font la promotion.

Pourtant, à chaque fois, je sens que je ne suis pas vraiment en phase avec cette communauté. Aux jornadas, le choc avait été de voir les logos énormes de Google et IBM, le tout dans une université privée avec des salles de conférences qui portent les noms de généraux argentins responsables de purification éthnique.

En effet, le logiciel libre n'est pas un mouvement, car tous ces adeptes ne partagent pas toujours des opinions communes. La preuve, des plus libéraux des firmes nord-américaines aux plus trotskistes des activistes en font partie. En fait, il y a plusieurs pas, le premier serait d'entrer dans la communauté, le second serait de se rassembler par groupe d'opinions à l'intérieur de cette communauté.

À première vue, le premier pas est franchi pour rechercher (avec mon avis) :

  • la stabilité : non, c'est pas le genre de logiciel que je privilégie
  • la résistance aux virus : non, avant j'ai jamais eu vraiment de virus
  • la flexibilité technique : parfois, mais j'ai pas toujours le temps d'en profiter
  • la performance : oui, j'adore !
  • l'économie : non, j'ai jamais acheté de logiciel de ma vie
  • l'aspect social : non, je crois avoir suffisamment de potes
  • la solidarité : oui, au début tu bénis ces gens sur les forums
  • le crowdsourcing : parfois c'est quand même pratique de se faire corriger un bug par l'auteur en direct sur IRC à 2H du matin
  • l'aspect participatif : oui, j'aime bien donner mon avis sur les fonctionnalités
  • la méritocratie : parfois c'est plaisant d'avoir un peu de retour après avoir fourni un effort pour la communauté.
  • l'éthique : maintenant oui, mais ça n'a pas été mon cas au départ
  • la puissance de GNU : oui, mais ça prends du temps de comprendre l'importance de l'aspect viral
  • la boite à outils intégrée et illimitée : oui, j'adore !
  • la liberté : oui ! oui et oui !

Maintenant, qu'ai-je à partager avec un inconnu de la même communauté ? Est-ce que ça m'intéresse de passer mon samedi après-midi avec ce gars là qui a un autocollant Google Web 2.0 sur son portable, tient des propos machistes et racistes, se fout de GNU et s'achetera un Mac quand il aura de la tune, boit du Coca-Cola Zero, connait par coeur les changelog des noyaux Linux, regarde la Star Ac', pointe la position GPS de ses amis sur son smartphone, vote Sarko, twitte pour dire qu'il va chier, a un fond d'écran avec une Ferrari et une meuf à poil, mange du MacDo, fait du tuning avec son unité centrale, travaille au centre de recherche de l'armée, part en vacances avec une multinationale du tourisme, configure son wifi en ligne de commande, ... ?

C'est pourquoi le second pas est plus difficile à franchir. La communauté est très vaste. Personnellement, comme technique de sélection, j'aurais tendance à choisir les gens qui se sentent concernés par les mêmes menaces que moi. Rapidement, ce serait :

  • La commercialisation du savoir et de la culture
  • La relation entre l'éducation et les produits commerciaux
  • La vie privée face à l'état et aux entreprises
  • La perte d'autonomie et de contrôle en matière de technologies (DRM, portes dérobées, formats fermés, etc.)
  • Les extensions du copyright (brevets logiciels etc.)
  • La criminalisation de comportements acceptés socialement (partage, distribution, etc.)
  • Le vote électronique
  • L'utilisation du mot "Open Source" ou "ouvert" par peur du mot "libre"

C'est pas pour autant que les sujets de discussion sont alarmistes ou forcément plus sérieux, mais ils apportent une autre dimension à ceux qui débattent des options de compilation de la pile ipv6 en mode ad-hoc sur multicache i686.

Généralement, un certain nombre de valeurs et d'éthique gravitent autour de tout ça. Et c'est là où je prends mon pied : s'ouvrir et ne pas voir les logiciels libres comme une fin mais comme un outil à faire découvrir à ceux qui se battent pour les mêmes choses mais d'autres domaines : protection contre la privatisation du vivant, construction d'alternatives au rouleau compresseur capitaliste, mise en place de réseau d'échanges local, bonne bouffe et bons ingrédients, réduction des besoins et consommation, construction avec des matériaux naturels, liberté d'expression, qualité de l'enseignement public, solidarité en matière de santé, d'hébergement, de nourriture , ...

20août

Chênelet, des logements sociaux écologiques

Je vous conseille d'écouter l'émission Terre à Terre du 16 août 2008 sur France Culture, qui présente les logements sociaux écologiques de l'association Chênelet.

L'association a pour objectif d'aider les personnes en difficulté à travers le travail en construisant des logements sociaux. Les techniques de construction s'orientent autour de l'écologie et de l'économie en terme de coût et d'énergie :

Voyez les photos du chantier de Saint-Denis.

J'admire ces associations qui se battent contre les idées reçues, contre les normes en vigueur, contre le leroymerlinisme... et qui au final apportent une vision moderne de ce qu'ont toujours fait nos anciens et nos voisins de l'hermisphère sud :

25juil.

Le futur appartient aux paysans

Pendant que les citadins se gavent de plats en barquettes pour micro-ondes, les gens de la campagne s'organisent pour manger du bon :)

S'il y a bien un site Web que j'aurais aimé inventer c'est celui-ci : http://paysans.net

L'objectif est le même que celui des AMAP : mettre en relation les producteurs et les consommateurs.

Le site permet de déposer des commentaires sur les producteurs et leurs produits (fruits, légumes, viandes, poissons, plats cuisinés, farines, huiles, fromages, vins ou autres boissons). Il y a même une carte ! Les Beaucerons n'ont pas l'air très équipés pour l'instant, je compte sur vous pour en faire la promo !

24juin

Sicko !

C'est en voyant Sicko, le reportage de Michael Moore sur le système médical nord-américain, que je me suis rendu compte du machiavélisme de Google.

Dans ce reportage, on voit comment les entreprises de couverture médicale nord-américaine font tout pour trouver le détail dans le passé du patient qui servira à invalider la couverture du malade. Vous avez eu une candidose y'a 18 ans, vous ne serez pas remboursé pour votre jambe cassée. Votre rein est malade, la vie ou mort, votre frère est un donneur compatible, vous ne serez pas remboursé car vous avez oublié de mentionner votre dent cassée il y a 23 ans dans votre dossier d'inscription...

Et là, Google Health.

Avec Google Health, vous enregistrez toutes vos interventions médicales, docteurs, hopitaux, pharmacies... c'est fantastique ! Tout est conservé au même endroit, tout !, qu'est-ce que c'est pratique !

Il faut que j'arrive à me débarrasser de mon compte Google. Mais c'est pas facile. Petit à petit c'est sûr.

05juin

Not' medialab

Un medialab, ou un hacklab, c'est d'abord des gens et un lieu.

Les membres du medialab se rencontrent pour expérimenter, débattre, diffuser et réaliser des projets dans ce lieu autonome, qu'on appelle laboratoire.

Les membres et leurs projets suivent généralement une ligne politique, une éthique collectiviste et des objectifs sociaux.

On y privilégie génèralement l'utilisation des logiciels libres, la protection des droits civiques, la diffusion de la culture libre et les systèmes d'organisation et d'apprentissage collaboratifs.

Un précision importante sur le mot hacker, ici il ne fait pas référence au spécialiste de la sécurite informatique, mais à l'hacktiviste. Un Hacker comme virtuose de la technologie et activiste politique que l'on retrouve le plus souvent dans les luttes libertaires, antifascistes, altermondialistes, ...

Notre histoire

Par hasard, Eli et moi avons rencontré un petit groupe de potes. Au fil du temps, après quelques bons repas et quelques sorties, nous nous sommes rendus compte que nous partagions les mêmes valeurs et ambitions. Parmis eux, deux italiens, qui avaient participé à la création du medialab bugslab à Rome, et un hacker argentin, l'auteur de la burnstation ancien membre du medialab de riereta a Barcelone et Luca, codeur sur la Reactable.

Nous avons commencé à nous rencontrer régulièrement, avec comme objectifs de former cet atelier de contre-culture. Aujourd'hui on s'appelle Crehacktivo. (enfin je crois, parce qu'il manque encore des votes :))

Notre objectif c'est d'échanger et de rencontrer des gens. Nous utilisons Internet et la technologie mais elles ne substituent pas à l'humain et la bonne bière. Il y a beaucoup de choses qui définissent notre projet, et j'occulte involontairement un grand nombre de facettes. Venez-donc nous voir ;)

Hangar

Hangar, Barcelona, c'est LA référence en matière d'art et de technologie en Europe. Ils proposaient une bourse de plusieurs milliers d'euros et une résidence dans un centre culturel à Buenos Aires. Nous avons préparé et présenté notre projet de dispositif de diffusion de culture libre : la burnstation, en collaborant avec une artiste espagnole experte en évènementiel. L'idée était de construire et d'utiliser cette borne interactive pour rétablir le lien entre les artistes et le public à travers différents évenements artistiques dans la capitale. Nous sommes parmis les 7 préselectionnés parmis plus de 60 projets.

Ateliers

Petit à petit nous avons commencé à entrer dans le cercle de la contre-culture à Buenos Aires. Radio communautaires, Centres culturels auto-gérés, Festival du libre indépendant, Festival de logiciels libres, ... En regardant de plus près, nous avons vu que nous avions un rôle à jouer au niveau de l'indépendance des medias utilisés pour ce genre d'évenements. Par exemple, bon nombre hébergent leur site et leur mail chez Google, YouTube, Yahoo ou Microsoft, l'idée étant bien sûr de fédérer ces mouvements vers une plateforme qui soit plus en phase avec leurs messages.

Nous avons donc préparé un certain d'ateliers ou de présentations, qui visent à sensibiliser ces groupes au sujet :

  • Autodéfense digitale (serveur auto-géré sans log, plateforme de videos ...)
  • Copyleft (licences, pratique et éthique)
  • Les logiciels libres et l'art
  • Plateformes de diffusion de medias avec les logiciels libres
  • Outils collaboratifs

Nous sommes également en train de faire un cursus complet pour apprendre à programmer en PHP, et on fait des sites Web en CMS pour faire rentrer un peu d'argent.

La radio est vraiment intéressé par la diffusion de media in-situ, car ils sont obligés des téléphones portables pour les reportages en direct... Dommage on aura pas le temps d'implémenter tout ça avant les 80 ans du Ché.

Le futur...

À long terme, les idées sont infinies.

Nous mettons l'accent sur les ateliers et la promotion du libre. On devrait récupérer petit à petit, machines, serveurs, et construire petit à petit un cybercafé à contribution libre, qui nous servirait de salle de cours le soir par exemple.

Lorsque notre identité sera plus solide, nous aurons notre serveur auto-géré. Il permettra aux artistes d'heberger leurs oeuvres, aux collectifs d'émettre leurs émissions, aux utilisateurs d'avoir un email libre et sans publicité, des blogs, des videos en ligne avec sous-titres, ... et moult encore qué-sé-yo.

Un lieu ?

Pour l'instant, le collectif FM La Tribu, une radio communtaire qui émet en FM et sur le net, nous fournit les moyens nécessaires à la réalisation de notre projet, et se félicite d'ajouter à leur arc les ateliers que nous proposons. De plus ce collectif a le mérite d'être extrèmement éclectique. Nous y rencontrons d'autres collectifs, des artistes, des journalistes, des video-activistes, des agriculteurs en mal de graine transgénique,... bref La Tribu c'est la tribune de beaucoup de combats sociaux.

Le laboratoire sert aussi de local pour travailleurs autonomes. Plutôt de rester seul chez soi, on travaille ensemble, on échange et collabore.

Quelques confrères...

Tous les groupes ne choisissent pas de s'appeller "hacklabs", ce qui est probablement notre cas. Les sites web ne traduisent pas vraiment non plus l'ambiance qui reigne dans ces collectifs indépendants et activistes, mais si vous tenez vraiment à cliquer, vous trouverez votre bonheur sur cette page par exemple.

Et en Argentine ? LowLab, le seul hacklab ?

Fernets, réseaux wifi libres à Cordoba.

Videos...

Toutes celles que j'ai sont en espagnol, d'où l'intérêt de subvideo.tv

26mai

Christian Vélot, conférence 2005

Cliquer sur l'icône pour ajouter le canal dans Miro :

Christian Vélot est un chercheur en génétique de l'Université d'Orsay, qui prend le risque de médiatiser ses inquiétudes à propos des OGM et de la privatisation du vivant. La direction de Paris Sud a même fini par choisir de l'expulser.

(Merci Steph !)

Les voir en ligne

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