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C’est pourtant pas la mort à boire

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25nov.

Le meilleur des mondes

Le discours de Sarkozy sur le rapport Olivennes tombe à pic, nous sommes à Salvador de Bahia, la capitale musicale du Brésil. À l'auberge, David, un "producer" indépendant tripant. La ville est pauvre, le paysage est fait de pauvreté et de violence mais une énergie et une joie inimaginables. La musique vient du coeur, les percussions font résonner les vibrations de chacun dans toutes les rues de la ville. La création artistique pour les plus doués, les mélanges pour les influencés, l'imitation pour les quelques autres. La musique vit et fait vivre. On ne joue pas pour gagner du fric, on joue pour s'exprimer, la reconnaissance et la rémunération sont dans une deuxième dimension. Tout le monde sait que le succès est fragile.

Alors quand Sarkozy parle d'un "trou noir capable d'engloutir et d'assécher cette richesse et ce foisonnement créatif", que c'est "à une véritable destruction de la culture que nous risquons d'assister", cela fait doucement rigoler. La destruction de la StarAc ne sera pas un drame pour la création musicale, rassurons-nous.

Quand on demande à David "Est-ce que les concerts suffiraient à rémunérer les artistes ?", il répond que déjà il n'y a qu'une quantité infinitésimale d'artistes qui gagnent leur vie avec leur musique. Ce sont principalement ceux qui font de la merde pour sonnerie de téléphone portable. Ce sont les U2, Madonna, Bowie... qui ont pourri le système des productions, et puis MTV, les DVDs font du tort aux salles de concerts. Pirates : copiez des CDs d'Universal et vous ne ferez que diminuer le salaire des requins de la musique commerciale. Copiez la musique des gamins des favelas produits par des indépendants et vous serez torturés par votre conscience et votre éthique. La musique, la création, cela ne disparaitra jamais. Distribuer gratuit, non. 200 000 copies de U2 c'est pas pareil que 200 000 copies des favelas. Le but c'est s'éclater, et faire du social, l'argent revient directement au Brésil. Mais attention les bureaucrates réclament des cachets, et selon les contrats ils refilent que 8% à l'artiste ! Mieux vaut faire des contrats de distributions, presser ses disques et les revendre.

Sarkozy annonce des moyens intelligents et astucieux, comme par exemple l'"envoi de mails d'avertissements" ! Tout l'Internet avait averti le gouvernement sur les DRM (verrous techniques), aujourd'hui il fait de la démago en disant qu'ils vont les supprimer. Faisons lui confiance, l'intelligence réside plus dans cet autre concept : "mettre en oeuvre des dispositifs de filtrage". Filtrer, contrôler, welcome in a brave new world. Christian Paul, député de la Nièvre, affirme que ce rapport "renoue avec le fantasme d'une police du net dévouée aux majors", "le plus grave réside dans la tentation de surveillance permanente du net, en dehors de tout crime ou procédure judiciaire". L'association de consommateurs UFC-Que Choisir, quant à elle, dénonce "la surenchère répressive" et pointe du doigt "un rapport très dur, potentiellement liberticide, antiéconomique et à contresens de l'histoire numérique". Et puis évidemment, il y a cet autre moyen intelligent : les crédits d'impôts. Avec cela c'est évident, c'est révolutionnaire !

Lisons les réactions à chaud des gens concernés ! C'est fantastique ! On lit par exemple : L'ensemble des sociétés représentant les ayants droit de la musique (Snep, SCPP, Sacem, UPFI) se félicitent de la teneur de cet accord. À l'exception de l'Adami, qui représente les artistes interprètes et qui n'a pas signé le texte : elle « regrette que les organisations représentant les consommateurs et le public n'aient pas fait partie des négociateurs de cet accord, alors que l'efficacité des dispositifs destinés à lutter contre la gratuité dépend aussi du consentement du public et donc, de son adhésion aux objectifs poursuivis ». Par ailleurs, elle déplore que sa proposition, qui consiste à augmenter la part du prix de la musique effectivement reversée aux artistes n'ait pas été retenue.

Mais savez-vous qui c'est ce Denis Olivennes ? C'est celui qui dirige le groupe FNAC depuis 2003.

Je voulais simplement réagir, en direct de Salvador de Bahia. Merci à tous ceux qui voté pour mettre un gouvernement comme ça en France, cela ne me donne aucune envie de rentrer.

03mai

Vous avez tout à perdre, votez pour l'avenir

Selon les précédents billets, vous connaissez mon point de vue sur la loi DADVSI, sur le droit d'auteur, la licence globale, l'accès libre à la culture, les brevets logiciels... Entre temps, les points de vue ont changé sur les DRM, et Jamendo a reçu son disque de platine.

Dans une certaine logique et continuité, je dois vous présenter le point de vue des candidats à la Présidence sur Internet et le Libre. (Ne vous inquiétez pas, pas de surprise.)

Coté Nicolas Sarkozy, l'APRIL (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) s'inquiète :

  • Avec sa réponse de dernière minute, l'APRIL comprend mieux ses hésitations à répondre à son questionnaire. Il montre, dans un court document de quatre pages, son incompétence, et celle de son entourage, sur des sujets aux enjeux sociétaux et économiques fondamentaux.
  • Plus grave encore, la vision présentée est celle d'un candidat qui n'a pas compris les différences fondamentales entre biens matériels et créations immatérielles.
  • Concernant la question des brevets logiciels il nous montre qu'il n'a pas saisi la différence de taille entre la révolution informationnelle et les révolutions industrielles qu'ont connues nos sociétés
  • Sur la question des DRM il est le seul candidat à se déclarer clairement pour le contrôle de l'usage privé des oeuvres numériques. De même, sur la loi DADVSI il persiste et ne renie rien. (Article sur Le Monde Informatique : Je ne reviendrai pas sur la DADVSI )
  • Sur la license globale, il s'affirme être totalement contre et prononce la plus grande absurdité qu'il soit : "je n'accepterai pas l'idée du vol organisé sous prétexte du jeunisme et de la société de l'information, parce qu'avec ça on tuera définitivement toute forme de création". (sur 01.net)

Une loi inquiétante se prépare en secret, tout le monde s'inquiète et des professionnels parlent de s'exiler. Bien plus liberticide encore que DADVSI, il faut pas la laisser passer comme cette dernière. Nicolas Sarkozy a déjà annoncé il y a quelques jours que s'il était élu il remettrait en chantier le contrôle automatique des réseaux (avec entre autres conservation des données de connexion) :

La ligue Odebi, organisation indépendante de défense des libertés numériques, appelle les internautes à faire barrage à Nicolas Sarkozy et à un internet bâillonné et sous surveillance.

Coté Ségolène Royal, l'APRIL fournit la réponse à son questionnaire et Obedi fournit ses réponses concernant l'Internet et les libertés

  • Elle se prononce clairement contre les mesures techniques de protection DRM
  • À propos de l'EUCD et de DADVSI, elle pense que la directive apparaît chaque jour un peu plus décalée et qu'il faut rééquilibrer les droits du public et ceux des ayant-droits. Elle indique être favorable à l'abrogation du titre Ier de la loi DADVSI ainsi que les amendements dits Vivendi
  • Elle est pour la licence globale, défendue par les artistes eux-même, qu’il s’agisse de la redevance pour copie privée ou d’un système forfaitaire pour les échanges gratuits entre personnes, et que ce n'est pas en mettant des millions de Français hors la loi, qu’on pourra sortir de ce débat par le haut.
  • Sur la vente liée (PC=Windows par ex.) elle affirme qu'«il est nécessaire de faire respecter la loi aussi dans ce secteur de la consommation». Elle se dit favorable à l'instauration d'un dispositif de recours collectif, inscrit dans son Pacte Présidentiel.
  • Elle rappelle également les déclarations qu'elle avait formulées à propos des formats ouverts pour l'administration à l'issue de son entretien avec Richard Stallman le 28 juin 2006.
  • Au niveau de l'éducation, elle est pour l'enseignement de l'informatique, d'une manière indépendante des produits et qui respecte le principe de neutralité scolaire.
  • Concernant la surveillance automatique des réseaux qui tueraient l'Internet en France, elle affirme que la lutte contre le terrorisme ne justifie pas de faire de la société française une société de surveillance. “Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur “Patriot Act? post-11-Septembre n’ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation?.
  • S'assurer le statut indépendant de la CNIL, et instaurer un contrôle strict des fichiers de police et de sécurité
  • Elle annonce que le développement d’une société de la connaissance ouverte est une chance extraordinaire pour tous. Il faut avant tout respecter ce qui la rend possible : la protection de la vie privée, le régime de responsabilité limitée des intermédiaires techniques, les normes ouvertes et les logiciels libres, l’internet neutre et équitable, la liberté de s’exprimer, la possibilité de construire du nouveau à partir de ce qui existe déjà.
  • Elle veut un grand débat sur l’équilibre à trouver entre les exigences de sécurité et les risques que fait peser l’extension rapide, subreptice et sans contrôle des technologies de la surveillance

Enfin, rappelons la récente publication du rapport de Michel Rocard sur les enjeux du numérique, intitulé République 2.0 bêta : vers une société de la connaissance ouverte.

D'un côté le développement des technologies de surveillance et de verrous, de l'autre l'ouverture, la liberté.

Aujourd'hui on sait que la protection ne fonctionne pas, Tristan vous l'explique ici.

19mar.

DADVSI, suite et fin...

...malgré la mobilisation massive des gens qui se soucient du futur de la culture, les majors ont réussi à imposer la loi DADVSI (Droits d'Auteurs, Droits Voisins dans la Société de l'Information). J'en avais parlé, notamment à propos des dangers pour les logiciels libres.

C'est un sentiment de révolte, les portes paroles des artistes pétés de tunes ont été les pires crapules, au paroxysme de la mauvaise foi. Les arguments favorisant la license globale ne manquaient pas, mais cet abruti de Ministre de la Culture a vendu son fion devant ces requins de majors. Même le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré l'a dit, Donnedieu de Vabres est un nul.

'L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûr d'eux et les gens sensés plein de doutes" (Bertand Russel).

Télécharger un morceau vous coûtera 38 euros, et 150 si vous mettez à disposition des morceaux (principe même du peer2peer). Cet argent ira alimenter les caisses du Trésor Public, les artistes continueront à creuver la dalle en jouant dans les bars et dans les festivals, les gros cons de trous de cul de chanteurs jetables gagneront toujours autant en vendant leur ramassis de fiante commerciale (écoutez-moi ça, comparer de la musique à des jeans... comparer des vêtements à des biens culturels...pfff envie de la gifler...)

Je vais encore faire un billet sur les outils pour télécharger de la musique légalement et gratuitement...car il y en a, et il y en aura toujours, la répression ne changera jamais rien. Je ne suis absolument pas un défenseur du tout gratuit, mais la mise en place d'une législation sur l'utilisation d'Internet pour l'accès à la culture était l'occasion de prendre un virage vers le futur, les gens ne changeront pas leurs pratiques, 8 millions de Français téléchargent ! C'était le rôle du gouvernement de trouver un modèle économique et législatif qui s'inscrive dans la société du numérique ! L'immobilisme de la vieille France a encore frappé.

Lisez cet appel à la désobéissance civile. Mobilisez-vous, allez acheter des CDs avec des protections (DRM ou Mesures Techniques de Protections) et allez vous les faire rembourser ! Tous ensembles le 22 Mars : instructions ici.

A lire :

05mar.

www

05mar.

www

18fév.

www

24janv.

www

22janv.

www

14janv.

Licence Globale, on y réfléchit ?

La license globale était restée discrète, jusqu'a ce qu'elle se retrouve au cœur de deux amendements votés mercredi 21 décembre qui ont mis le feu dans la majorité UMP. Elle vise à légaliser les échanges d'œuvres à condition que l'internaute paie, en plus de son abonnement à Internet, une redevance de quelques euros par mois (optionnelle ou obligatoire, autre débat), qui seraient reversés à la filière culturelle. Les pratiques de 8 millions de personnes en France seraient légalisées. Certains jugent qu'un téléchargement équivaut à une vente manquée, tandis que d'autres affirment que le téléchargement de MP3 favorise la découverte de nouveaux artistes et influe positivement sur le nombre de ventes (de disques ou de place de concerts). Et quand bien même le préjudice serait-il démontré et évalué, quelle est cette société qui continue à sanctionner les pratiques avant tout culturelles de 8 millions d'individus ?.

L’Adami, qui gère les droits pour les redistribuer et la Spedidam qui gère la redevance sur les medias vierges ont commandé une étude de faisabilité pour la licence globale. L'Adami compte 22 000 artistes-interprètes associés et rappelle que 75% des artistes-interprètes français adhèrent à cette proposition de licence globale optionnelle selon un sondage IPSOS réalisé en mai 2005 auprès d’un échantillon représentatif. 12% étaient contre, on peut extrapoler et se rendre compte qu'il s'agit évidemment des vedettes, celles qui enrichissent les majors et qui payent des impots sur la fortune ! Evidemment, les majors sont contre cette idée de légaliser les échanges, c'est logique. Ces entreprises demandent aux "artistes" dans lesquels elles investissent d'être rentables, et les oeuvres d'art sont le fruit d'une étude de marché, un produit commercial dont la valeur ajoutée leur revient en majeur partie. Ils défendent le modèle avec lequel ils ont pu construire ces empires, et considèrent que tous les artistes vivent de leur art, alors que la plupart vivent leur art !

Les majors gardent l'image des utilisateurs de réseau P2P qui n'achètent pas les morceaux parce qu'ils sont dans une logique de gratuité. Je pense que le problème n'est pas là, les jeunes par exemple, sont prêts à dépenser plusieurs euros par mois dans l'achat de sonneries pour leur téléphone !! autant pour voter par texto dans leurs émissions favorites, et même des centaines d'euros pour des vêtements de marque... Le paiement d'un forfait d'une dizaine d'euros ne serait pas, à mon avis, un obstacle financier. Je pense qu'il faudrait seulement simplifier la retribution à l'artiste, sans exiger des consommateurs de changer leurs habitudes ! Techniquement, il est faisable de comptabiliser la quantité d'échanges, sans entrer dans une logique de flicage, l'utilisateur serait consentant puisqu'il contriburait à la bonne répartition de la redevance pour les artistes qu'il aime. Moi je verrais bien une répartition au nombre d'écoutes, comme le système de comptabilisation de Last.fm, avec en plus la possibilité d'effectuer des dons directement aux artistes, à la façon de sourceforge pour les logiciels libres !

Le PDG de la Fnac, l'entreprise qui vend le plus de medias vierges et de lecteurs MP3, s'insurge : «En légalisant le téléchargement sauvage contre la poignée de lentilles d'une licence globale, vous avez voté un texte inique et assassin pour la musique française». Il est légitime de penser qu'il est absurde de pouvoir consommer de la musique sans limite grace à un forfait. Cependant, il est aussi absurde de penser que des gars en costard dans des bureaux gagnent des millions en vendant des reprises, des remix et des compilations. Avec cette licence, les producteurs gardent leur rôle, mais il n'est plus exclusif. P. Ogouz (Adami) et F.Lubrano (Spedidam) lancent Les plus gros bénéficiaires de la licence globale seraient logiquement les artistes aux oeuvres le plus échangées, sans que les autres artistes soient oubliés. Par ailleurs, 25 % des sommes perçues seront affectés aux aides à la création et au spectacle vivant (concerts, festivals, formation...). En permettant de financer encore plus de spectacles, la licence globale sera un ballon d'oxygène pour l'emploi artistique.

Parce que le débat est très complexe ( Voyez les articles de Tristan sur DADVSI que j'apprécie pour leur qualité ), et parce que beaucoup d'acteurs sont de mauvaise foi (autant le gars qui veut continuer à télécharger à l'oeil que le PDG qui veut continuer à encaisser un max), je préfère faire l'apologie de la musique libre, une musique qui peut être librement copiée, distribuée et modifiée et qui se developpe de plus en plus ! Elle se définit par opposition au mode de distribution (et aux droits d'exploitations qui y sont liés) des musiques produites et distribuées par des labels, qu'ils dépendent de majors ou qu'ils soient indépendants. Ce sera l'occasion d'échanger des noms d'artistes qu'on aime vraiment pour leur musique, pas pour leur arrière-train, leurs pectoraux, ou parce que notre inconscient aura été martelé de publicité.

Voici les sites qu'il faut connaître pour écouter de la musique libre :

  • Jamendo, la musique libre prise au sérieux ( tags, liens bittorrent, ... ), aide les artistes à trouver des concerts, fais la promotion de la musique libre.
  • Jamzine
  • Zik2Zik le blog des nouveaux talents
  • Musique-Libre.org
  • Wiki Mp3 Legal : une liste de sites (en peu en longue mais donc extrèmement riche) pour la musique mp3 légale
  • Edit : http://dnb-sets.de/ : mix drum n bass, 4800 mp3 légaux

Sources

A voir aussi

11déc.

Logiciel libre encore menacé, signez la pétition !

Beaucoup d'articles concerant le projet de loi DADVSI (Projet de Loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information) ont été publiés récemment. Pour l'instant,il est prévu un vote à l'assemblée nationale en urgence juste avant Noël : pendant que vous mangerez des escargots l'esprit tranquille, nos représentants voteront des amendements qui sont vraiment dangereux pour la liberté d'expression et le logiciel Libre. (Une déclaration d'urgence a été lancée, pour la Tchéquie, l'Espagne et la France)

Pour résumer, cette loi vise à adapter les droits de la propriété littéraire et artistique aux nouveaux usages liés au numérique. Des mécanismes de contrôle d'usage et de traçage ont été mis en place de façon à ce qu'il ne soit plus possible de copier, diffuser, des fichiers protégés sans que les auteurs en soit avertis. Ces protections reposent sur le secret, secret qui doit permettre le contrôle du système de l’utilisateur, mettant clairement en cause la notion de copie privée, vie privée, etc...(voir les DRM). À inverse, les logiciels libres reposent sur l’ouverture et la transparence, ouverture et transparence qui empêchent le contrôle du système de l’utilisateur. Ceci a été démontré par un membre d’EUCD.INFO et reconnu par un représentant de Microsoft le 18 janvier 2004 lors d’une réunion organisée par la Direction du Développement des Médias. Dès lors deux choix sont possibles :
- autoriser les logiciels libres à accéder aux oeuvres contrôlées par les mesures techniques,
- l’interdire.
A la question "Sera-t-il possible de lire un DVD protégé avec un logiciel libre ?", la réponse du Ministère de la Culture a été systématiquement "Non". Comment des personnes peuvent-elles à la fois prétendre défendre la culture et vouloir faire interdire les seuls logiciels permettant à tous d'y accéder ? Quelqu'un qui utiliserait VLC pour lire ses DVDs deviendrait alors un contrefacteur ! Quelqu'un qui voudrait neutraliser le dispositif pour assurer la protection de sa vie privée est passible d'emprisonnement ! Copier les chansons d'un CD que vous avez acheté vers votre balladeur MP3 vous êtes contrefacteur !

Vous pouvez signer la pétition demandant le retrait de l'ordre du jour parlementaire du projet de loi DADVSI. Près de 40.000 personnes l'ont fait en quelques jours, c'est dire l'importance de la chose. Si vous tenez à la liberté de la création, au logiciel Libre, et à la liberté des citoyens (ce qui ne signifie pas l'impunité des pirates), alors pensez à signer. C'est important.

Sur le blog de Luc Saint-Elie, j'ai écouté l'explication du projet par Christophe Espern, (23 minutes)


Voici quelques liens si vous voulez approfondir le sujet :